Présentation

Présentation
Voilà une new fiction de moi ... Donc évidemment ce sera pas terrible ^^ Mais non je déconne, ne vous tirez pas !

Une fiction m-preg (ai-je besoin d'expliquer ce que c'est ?) donc qui est aussi forcément une yaoi ... Et en plus celle-ci est aussi un twincest ! Putain comment je cumule ! xDD Hum ouais, donc voilà je vous fais un résumé rapide ?

Messieurs Kaulitz habitent à Berlin (quelle ville magnifique !), dans leur appart' à eux deux seulement (ouais ça aide pour qu'il se passe un tas de trucs ^^) et ben voilà ... Ils vivent leurs vies, qui n'est en fait qu'une vie tellement les leurs sont liées.

Le problème ? C'est une m-preg ! Donc je vous laisse deviner le problème ... Mais si il n'y avait que ce problème ...

Je vous préviens c'est pas gay heu pardon gai. xDD

Enjoy

Dîtes-moi ce que vous en pensez, ça aide toujours ! xD
# Posté le samedi 29 mars 2008 19:15

* I *

* I *
Nous sommes allongés l'un à côté de l'autre dans notre lit. Il doit être tard ou peut être tôt maintenant ? Je ne sais pas, je n'ai pas la notion du temps quand je suis avec lui. La fenêtre est ouverte et le bruit de la ville s'engouffre entre les rideaux. Nous ne parlons ni l'un ni l'autre. Ma tête est posée sur son épaule et je sens ses doigts caresser mon bras nu. Je devrais être heureux parce que je suis avec lui. Et pourtant.

- Tu sais, je crois tout simplement que la vie est l'attente de la mort. Alors pourquoi ne pas l'aider à arriver plus vite ? Cesser de faire durer l'attente ? Je sais que ses paroles transpercent son c½ur de part en part et qu'il m'en veut d'avoir dit ça. Mais j'ai besoin de dire à quelqu'un ce que je ressens vraiment. Si je ne peux pas le lui dire à lui, alors à qui pourrais-je le dire ? Le silence retombe sur la pièce et de rares bruits de voitures au loin se font entendre, emplissant le silence qui nous enveloppe tous deux. Il cesse de faire courir ses doigts sur mon bras et l'enlève doucement de sous ma nuque. Il s'allonge sur le côté, me tournant le dos. Je ne bouge pas, surpris par sa réaction. Lui d'habitude qui me rassure toujours, lui qui a toujours les mots, lui qui ne m'abandonne jamais. Je laisse glisser mes doigts dans son dos jusque sur sa chute de reins. Il ne dit toujours rien. Je me redresse un peu, juste assez pour pouvoir me coucher contre lui, sentant sa peau humide à cause de la chaleur de la nuit réchauffer encore plus la mienne. Je fais courir mes doigts sur son bras, posant ma joue contre la sienne. Je laisse mes doigts aller s'entremêlés avec les siens et il referme son étreinte sur ma main, comme pour me dire qu'il n'est pas en colère. Nous restons encore l'un contre l'autre, sans parler. La présence de l'autre nous suffit à chacun. Je niche mon visage dans son cou, repoussant ses dreads qui tombent dans mes yeux.

- On ne sait pas ce qui se passe quand on meurt. Peut être que nous serons séparés. Alors que maintenant, dans cette vie, nous sommes ensemble. Et c'est le plus important pour moi. Il se laisse retomber sur le dos pour pouvoir observer mon visage, capter mon expression après ce qu'il vient de me dire. Je pose doucement ma tête contre son c½ur, écoutant ses battements qui m'emplissent et me font me sentir vivant. Nos doigts sont toujours entrelacés. Je me sens bien avec lui, là maintenant. Mais je sais que ça ne durera pas. A peine serons-nous séparés, que j'aurais à nouveau envie de mourir. Il n'y a que lui qui peut me guérir.

- Mais si tu pars avec moi ? Je lui demande dans un murmure. Peut être que nous serons ensemble quand même ? Tu ne penses pas ? Je redresse ma tête pour plonger mon regard dans le sien. Ils plissent ses yeux et fait claquer sa langue contre son palet.

- On ne peut pas en être sûrs et tu le sais Bill. Dit-il simplement en passant ses doigts dans mes cheveux. Je ne dis rien, sentant les larmes affluer sous mes paupières.

- Je sais. Je réponds juste en laissant couler ma lassitude vis-à-vis de mon existence sur son torse.

- Tu sais très bien que je ne peux pas vivre sans toi. Alors ne t'en vas pas. Ne le fais pas s'il te plaît. Reste pour moi. Me dit-il en passant ses doigts sur mes joues pour essuyer les larmes qui les ravagent.

- Je sais. Je répète, incapable de dire autre chose.

- Je sais que c'est dur. Je te jure que je le sais. Mais pourquoi tu ne veux pas rester avec moi Bill ? Pourquoi tu ne veux pas ? Pourquoi est-ce que tu préfères partir ? Parce que c'est plus facile ? Je ne sais pas s'il a vraiment voulu dire ce qu'il vient de me dire. Je ne sais pas s'il s'est rendu compte qu'il était en train de dire que je faisais preuve de lâcheté. Mais ça me fait quand même mal. Parce que depuis quelques temps, il ne me soutient plus comme avant.

- Non Tom, tu ne sais pas ce que je ressens, tu ne sais pas comme c'est dur. Je dis juste en me relevant. Il ne dit rien et me laisse me lever sans essayer de me retenir.

Je sors de la pièce silencieusement, me faufilant dans le couloir à tâtons dans l'obscurité. Je rentre dans le séjour et fouille dans le placard pour en ressortir une bouteille d'alcool. Peu importe ce que c'est. J'ai juste besoin d'oublier. De m'oublier un peu, rien que pour une nuit. Je respire l'odeur qui se dégage de la bouteille. Rien que l'odeur me donne le tournis. Je n'ai pas mangé depuis cinq jours. Je n'y arrive plus. Je ne le lui ai pas dit, j'ai menti en lui disant que j'allais mieux alors que je vomis toujours autant. Je porte le goulot de la bouteille à ma bouche et sens l'alcool descendre dans ma gorge et l'envahir. Une sensation de brûlure l'assaille presque instantanément, descendant jusque dans mon ½sophage. Ca abîme ma gorge déjà écorchée par mes régurgitations quotidiennes. Je bois quelques autres longues gorgées puis je rebouche la bouteille et la repose sur la table. Je vais m'affaler sur le canapé, conscient que dans quelques minutes l'alcool se sera répandu dans mon corps et que je ne tiendrais plus debout. Je pose ma tête contre un coussin et ferme les yeux m'imaginant être quelqu'un d'autre ailleurs. J'entends à peine les pas de Tom qui vient s'asseoir à côté de moi.

- Bill, tu as bu ? Me demande-t-il un peu affolé. Je ne réponds pas, me sentant déjà partir ailleurs.

- Bill ? M'appelle-t-il alors que je sombre loin de lui, distinguant à peine son visage, l'image se diluant, devenant peu à peu floue. J'entends sa main claquer contre mon visage mais je ne la sens presque pas. Juste une caresse. Je souris.

- Je t'aime. J'arrive à articuler avant d'enfin partir pour de bon dans un sommeil dans lequel la réalité n'existe pas et n'a aucune importance. Loin de tous mes problèmes, loin de Tom. A cette pensée, j'agrippe son bras dans un dernier moment de lucidité avant de me perdre dans les méandres de l'inconscience pour de bon.

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Bon ben voilà ... C'est pas gai, j'avais prévenu.

Dîtes-moi tout !!
# Posté le samedi 29 mars 2008 19:32

*II*

 *II*
Bien, bien, bien ... Je poste mon deuxième chapitre because je sais pas quand je pourrais le faire sinon -__-" Je me fais opérer merdredi, donc je sais pas quand est-ce que je serais en mesure de suiter.

Comme dirait Estelle (note de moi : ma soeur) : "Mon petit Fluffy, il faut te faire de la pub !". Ouais j'sais mais j'ai un peu la flemme. Et puis les choses qui doivent arriver, finissent toujours par arriver. Dooooonc ... ^__^

Sur ce, Enjoy !!


**********


Mes doigts se reposent doucement sur le clavier, alors que je viens d'achever cette sonate. Je ferme les yeux et respire profondément avant de les ouvrir, ravalant les larmes qui menaçaient de s'épancher sur mes joues. Je relève la tête, passant une mèche de mes cheveux noirs derrière mon oreille pour voir Natalia, guetter une réaction sur son visage.

Elle est assise à côté de moi et fixe ma partition d'un air absent. Je sens qu'elle n'est pas tout à fait ici. Mais j'attends qu'elle revienne patiemment sans bouger. Au bout de quelques secondes, elle se tourne vers moi et tente de plonger son regard dans le mien. Ce que je ne veux pas, alors je baisse les yeux feignant de m'intéresser à mon jean.

- Bill, c'était ... magique. Me dit-elle en un murmure. Tu as joué exactement comme il fallait, notes, nuances, respirations. Tout était parfait.

Je lui souris timidement, véritablement flatté de son compliment. J'apporte beaucoup d'importance à son jugement. Natalia est une virtuose et le simple fait d'être son élève est déjà un honneur. J'ai la chance de pouvoir apprendre le piano avec elle. Elle pose sa main sur mon épaule pour que je la regarde. Je m'exécute même si je n'ai pas envie qu'elle lise en moi.

- Vraiment Bill, c'est très bien. C'est même plus que ça. Me dit-elle en un sourire. Je le lui rends et baisse les yeux, sentant le rouge me monter aux joues. Elle retire sa main de mon épaule puisqu'elle a senti la gêne que j'éprouve. Elle se lève et me fait signe que le cours est terminé. Je plie ma partition soigneusement, attendant qu'elle me sorte un nouveau morceau à travailler.

- Ca te dirait une autre sonate de Chopin ? Me demande-t-elle en étalant ses centaines de partitions sur le piano à queue noir.

- Oui, pourquoi pas ? Je réponds en venant me mettre à côté d'elle, m'accoudant sur le piano. C'est une chose que je n'aurais pas osé faire il y a encore quelques mois. Ce piano est tellement majestueux qu'il m'impressionnait. Il est magnifique. C'est celui qui était à l'opéra en même temps. Si celui-ci ne m'impressionne pas, lequel m'impressionnera ?

Elle trouve enfin la sonate qu'elle cherchait et la parcourt des yeux rapidement pour me mettre rapidement quelques indications. Je regarde ses doigts courir sur le papier, comme si elle jouait du piano. Magnifique. Elle me tend la feuille, me sortant de ma contemplation de ses doigts qui semblaient danser. Je range précieusement les feuilles noircies de notes dans ma pochette avant de m'éloigner d'elle pour faire le tour du piano et récupérer ma veste.

- Tu verras, ce n'est pas extrêmement compliqué. Je pense qu'elle est du même niveau que celle que tu viens de jouer. Elle me sourit, encore une fois. Et encore une fois, je fais semblant et souris à mon tour.

Je m'apprête à lui tourner le dos pour me diriger vers la porte quand elle m'apostrophe.

- Tu sais Bill, ce qui m'a touché dans ton interprétation tout à l'heure, c'est que je sentais la douleur de Chopin en t'écoutant. En fermant les yeux, je le sentais.

Je ne dis rien mal à l'aise. Nous nous regardons quelques instants sans rien dire. Je sais qu'elle attend que je me confis à elle, mais c'est peine perdue, je ne lui dirais rien. Je ne dirais rien à personne à part lui. Elle soupire.

- Tu dois être vraiment triste Bill pour que je le sente autant dans ta musique. Je ne dis rien, baissant une nouvelle fois les yeux.

- Peut être. Je murmure.

- A ce soir. Dit-elle pour couper cours au malaise qui s'insinue en moi. Je l'en remercie silencieusement, tentant de le lui dire par mon regard. Elle hoche la tête et je me détourne pour enfin sortir de la salle du cours. Natalia donne un concert ce soir, c'est pour ça que nous allons nous revoir.

Je parcours les couloirs la tête baissée, réfléchissant à ce qu'elle m'a dit. Ma tristesse continuelle s'insinue-t-elle dans tout ce que je fais ? Même lorsque je joue, lorsque j'oublis, lorsque je me sens bien ?

L'air froid du dehors me surprend à cause de la nuit précédente. Nous sommes au mois d'avril et le temps est plus que changeant. J'avais l'impression d'être en plein été cette nuit. Et maintenant je supporte largement ma veste sur mon pull. Je coince ma pochette sous mon bras et sors mon paquet de Marlboro light pour m'allumer une cigarette. Ca me réchauffera un peu. J'ai décidé de marcher pour rentrer à la maison plutôt que de prendre le métro.

J'ai besoin de m'aérer après hier soir. Tom a réussi à me porter jusque dans notre lit alors que j'étais amorphe, ailleurs. Je n'ai pas eu mal à la tête ce matin, c'est déjà ça. Je n'ai pas vu Tom avant de partir, il était déjà en cours. Il n'a laissé aucun mot, n'a pas envoyé de sms. J'en déduis qu'il est fâché contre moi. Je ne peux pas lui en vouloir. Alors je laisse courir, je sais que ça ne durera pas. Je verrais ça tout à l'heure quand il rentrera. J'essaierais de faire des efforts, de paraître heureux. Ca lui fera plaisir.

Il n'est que quinze heures, j'ai le temps avant de rentrer à la maison. Je prends une rue perpendiculaire à celle où je me trouve pour me diriger vers le fleuve et marcher le long de son lit jusqu'à la maison. Je souffle une bouffée de fumée dans l'air. Je me sens plutôt bien aujourd'hui. Je n'ai pas mangé depuis six jours. Et je n'en ai toujours pas envie. J'ai encore vomi ce matin en me levant. A cause de ce que j'ai bu hier soir.

Je me retrouve au bord de l'eau et m'assois sur les marches de l'escalier qui lui sont adjacents. Mon regard se perd dans le bleu de l'eau alors que je pense à comment je vais devoir lui dire que je recommence à ne plus manger. Il va souffrir encore. Encore plus. Peut être qu'il va m'engueuler, hurler, casser une assiette. Ou pire : il ne va rien faire, faire comme si tout allait bien. Et faire semblant.

**********


On apprend à mieux connaître Bill, le personnage central. Je pense que toute l'histoire sera vue de son point de vue. Sauf si je change d'avis, ce qui n'est pas exclu ! n__n
# Posté le dimanche 06 avril 2008 09:33

*III*

 *III*
Coucou !
Mes lectrices se comptent sur les doigts d'une main, mais ce sont les meilleures ! *___*
Une petite suite, pas vraiment longue, mais j'aime bien ce chapitre.
J'espère enfin réussir à finir le chapitre sur lequel je suis. -___-"

Si tu passes par là, un grand merci à Lucy <3


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Je suis au troisième mouvement, juste en déchiffrage. Je trouve la sonate plus dure que la précédente. J'inscris un dièse sur la feuille pour m'en souvenir puis je reprends le troisième mouvement avant d'enchaîner sur le quatrième. Je me sens tellement bien, loin de tout, dans un espace hermétique, juste la musique et moi. Mes doigts se posent doucement sur le clavier une dernière fois, pour le dernier accord. Je savoure cet instant, l'instant où tout finit. L'instant lors duquel la musique meurt, lorsqu'elle s'éteint et que le silence prend sa place. J'aime cet instant tellement court, difficile à saisir. Mais lorsqu'il est terminé, tout recommence. Je laisse mes doigts s'affaisser sur les touches, et ferme mes yeux pour retenir toutes ses larmes qui ne demandent qu'à sortir. Je les rouvre en sentant plus qu'en entendant une présence. Tom se tient dans l'embrasure de la porte et me sourit. Heureusement, mes yeux sont secs et je suis resté impassible.

- C'était beau. Me dit-il simplement en entrant dans la pièce.

- C'était juste un déchiffrage. Je réponds en haussant les épaules alors qu'il s'assoit à côté de moi sur mon siège. Je me décale un peu pour lui laisser de la place.

- Ben j'imagine pas ce que ce sera quand ce sera travailler. Me dit-il en passant doucement ses doigts sur mon visage, me faisant frissonner. Il s'approche de moi et joint nos lèvres dans un baiser chaste. Puis il m'embrasse sur la joue et il se recule quelque peu pour regarder mon visage. Je lui souris. Je ne me force qu'un peu, je suis réellement heureux. Son visage se fend à son tour d'un large sourire. Il a senti que j'étais sincère. Il glisse ses doigts dans les miens et pose à nouveau ses lèvres sur ma joue, les faisant courir jusque dans mon cou. Il resserre l'étreinte de ses doigts sur les miens. Ses lèvres se pressent plus rapidement et plus profondément dans ma peau. Je sais ce qu'il veut. Je sais qu'il a envie de moi. Mais moi non. Je ne peux pas. J'arrive à me forcer à beaucoup de choses. Mais ça, non je ne peux pas. Je ne veux pas.

- Tom. Je dis en me raidissant. S'il te plaît, non. Il se stoppe instantanément, relève la tête et plonge son regard dans le mien. Je réussis à soutenir son regard difficilement.

- Tu ne veux pas ? Me demande-t-il alors que toute trace de sourire a disparu de son visage. Il me regarde durement. Je sais que je le déçois. Encore. Je secoue la tête pour répondre, timidement. Il soupire et retire sa main de la mienne.

- D'accord. Me répond-il. Il n'ajoute rien et se lève. Je n'ose pas relever les yeux, je n'ose pas le regarder de peur de lire de la colère dans ses yeux. Je reste quelques secondes à attendre, mais ce que je vois de ses jambes à travers mes cheveux m'informe qu'il n'a pas bougé et qu'il attend que je réussisse à le regarder.

- Je suis désolé. Je dis juste alors qu'une larme solitaire roule sur ma joue. Elle tombe sur ma main et je frotte nerveusement ma peau mouillée pour effacer cette trace de mal être. Je ne relève toujours pas les yeux, attendant qu'il dise quelque chose.

- J'espère que tu es désolé. Dit-il simplement d'un ton glacial. Je suis tellement surpris que je redresse la tête instantanément.

- Quoi ? Je demande en tentant de ravaler mes sanglots.

- J'ai dit que j'espérais que tu étais désolé. Je sens dans son regard qu'il est énervé contre moi, que c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Je continue de le fixer, sans vraiment le voir, attendant qu'il m'explique. Même si j'ai déjà deviné pourquoi je l'énervais. Parce que je suis moi tout simplement. Parce que je suis triste, mal, rempli d'idées noires et de larmes.

- Bill, tu te souviens de la dernière fois que nous avons fait l'amour ? Me demande-t-il d'une voix dans laquelle perce largement la colère. Je secoue la tête, le regard toujours dans le vide, incapable de placer mes yeux sur lui parce que je sais qu'il va crier, qu'il va s'énerver contre moi. Et qu'il n'y a rien que je déteste plus. Je voudrais avoir réussi à me forcer à le laisser me toucher. Ou disparaître. Aucune des deux solutions n'est envisageable. Alors j'attends. J'attends que les nuages éclatent et que sa colère me tombe dessus.

- Et bien moi je m'en souviens. Ca fait plus d'un mois. Un silence s'installe de nouveau. Je digère ses paroles. Ca fait mal. Je me rends compte que je n'arrive plus à ce que Tom me touche depuis un mois. Je ne pensais pas aller aussi mal. Je me mens continuellement, à me dire que je peux réussir à aller bien. Mais c'est faux.

- Bill. Je sais que tu ne fais pas exprès de me repousser. Mais j'en ai besoin. Je n'en peux plus. Me dit-il en se calmant, sa voix retrouvant presque son ton habituel. Je me force à sortir de ma torpeur dans laquelle je me suis plongé seul, encore.

- Je sais. Je réponds en réussissant à soutenir son regard. Je suis désolé. Je ne sais pas quoi dire d'autre. Je sais que ce n'est pas assez, mais je ne sais pas si je peux dire plus.

- Je t'aime Bill. Me dit-il en réponse. J'irais pas voir ailleurs tu le sais. Et je suis près à attendre, je te l'ai déjà dit. Mais là ça commence à faire long. Je ne dis rien tentant de décrypter son regard. Je sais qu'il est sincère, je ne sais pas ce que j'y cherche. Je me lève et m'approche de lui. Je m'arrête à quelques centimètres de lui, laissant un espace entre nous deux.

- Je t'aime aussi Tom. Et je te fais confiance, tu n'as pas besoin de me le dire, je le sais déjà. Tom me sourit et m'attire contre lui. Je passe mes bras autour de son cou et le serre contre moi, m'empêchant de pleurer. Je ne pleurerais pas maintenant. Tom est heureux et je ne peux pas gâcher son bonheur, je n'en ai pas le droit. Nous desserrons notre étreinte quelques minutes plus tard. Nous nous regardons de longues minutes, le sourire aux lèvres. Je sais qu'il veut que je l'embrasse. J'approche mes lèvres des siennes et y dépose un rapide baiser.

- Merci. Me dit-il en rougissant. Je lui souris sans rien dire. Son téléphone sonne et il s'éloigne pour aller répondre. Je reste là, debout me demandant comment je vais faire pour me dégivrer. Peut être qu'un peu d'alcool m'y aiderait ? Mes yeux glissent sur le placard dans lequel sont rangées les bouteilles. Cependant je ne bouge pas, j'en suis incapable alors que Tom est dans le couloir à côté. Je n'écoute pas sa voix, réfléchissant. Je ne peux pas boire, je vais au concert de Natalia. Tom revient dans la pièce. Il me regarde, étonné de me voir au même endroit qu'il m'a laissé. Mais il se reprend vite.

- Je peux pas venir ce soir, j'ai trop de travail. Je suis désolé. Me dit-il sincèrement. Tom est en médecine et il passe son temps à travailler. Et moi à jouer du piano.

- C'est pas grave. Je réponds en bougeant enfin, m'asseyant devant mon piano pour le refermer. Quand Tom travaille, je ne joue pas pour ne pas le déranger, je passe mon temps à faire autre chose.

- Maxxie vient ce soir pour bosser avec moi. Me dit-il. Il dépose un baiser sur mon front et sort de la pièce pour s'enfermer dans la pièce qui fait office de bureau. Il n'en ressortira que pour manger. Comme tous les soirs. Je range mon piano et vais m'allonger sur notre lit, fatigué.

Je n'ai pas mangé depuis six jours, c'est normal que je sois fatigué. Je n'en ai toujours pas parlé à Tom. Et je ne sais pas comment je vais faire. Je mets mon réveil à sonner pour me lever pour préparer à manger et je m'allonge, serrant l'oreiller de Tom contre moi, pour sentir son odeur. Je me sens tout de suite mieux et en même temps, je me souviens de ce que Tom m'a dit. Je ne l'ai pas autorisé à me toucher depuis un mois.

J'ai mal en me rendant compte à quel point je l'éloigne de moi et depuis combien de temps je vais si mal. Et là je craque, je m'effondre. Je laisse couler mes larmes, enfin. J'enfonce mon visage dans l'oreiller pour que Tom ne m'entende pas. Et je pleure. Doucement, silencieusement. Et lorsque mes yeux daignent enfin sécher, je m'endors, m'évadant ainsi pour une heure.

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Alooooors ? C'est comment ? J'vous cache pas que ça va être un peu comme ça au départ ...

Bisous
# Posté le mardi 22 avril 2008 12:54