Bien, bien, bien ... Je poste mon deuxième chapitre because je sais pas quand je pourrais le faire sinon -__-" Je me fais opérer merdredi, donc je sais pas quand est-ce que je serais en mesure de suiter.
Comme dirait Estelle (note de moi : ma soeur) : "Mon petit Fluffy, il faut te faire de la pub !". Ouais j'sais mais j'ai un peu la flemme. Et puis les choses qui doivent arriver, finissent toujours par arriver. Dooooonc ... ^__^
Sur ce, Enjoy !!
Mes doigts se reposent doucement sur le clavier, alors que je viens d'achever cette sonate. Je ferme les yeux et respire profondément avant de les ouvrir, ravalant les larmes qui menaçaient de s'épancher sur mes joues. Je relève la tête, passant une mèche de mes cheveux noirs derrière mon oreille pour voir Natalia, guetter une réaction sur son visage.
Elle est assise à côté de moi et fixe ma partition d'un air absent. Je sens qu'elle n'est pas tout à fait ici. Mais j'attends qu'elle revienne patiemment sans bouger. Au bout de quelques secondes, elle se tourne vers moi et tente de plonger son regard dans le mien. Ce que je ne veux pas, alors je baisse les yeux feignant de m'intéresser à mon jean.
- Bill, c'était ... magique. Me dit-elle en un murmure. Tu as joué exactement comme il fallait, notes, nuances, respirations. Tout était parfait.
Je lui souris timidement, véritablement flatté de son compliment. J'apporte beaucoup d'importance à son jugement. Natalia est une virtuose et le simple fait d'être son élève est déjà un honneur. J'ai la chance de pouvoir apprendre le piano avec elle. Elle pose sa main sur mon épaule pour que je la regarde. Je m'exécute même si je n'ai pas envie qu'elle lise en moi.
- Vraiment Bill, c'est très bien. C'est même plus que ça. Me dit-elle en un sourire. Je le lui rends et baisse les yeux, sentant le rouge me monter aux joues. Elle retire sa main de mon épaule puisqu'elle a senti la gêne que j'éprouve. Elle se lève et me fait signe que le cours est terminé. Je plie ma partition soigneusement, attendant qu'elle me sorte un nouveau morceau à travailler.
- Ca te dirait une autre sonate de Chopin ? Me demande-t-elle en étalant ses centaines de partitions sur le piano à queue noir.
- Oui, pourquoi pas ? Je réponds en venant me mettre à côté d'elle, m'accoudant sur le piano. C'est une chose que je n'aurais pas osé faire il y a encore quelques mois. Ce piano est tellement majestueux qu'il m'impressionnait. Il est magnifique. C'est celui qui était à l'opéra en même temps. Si celui-ci ne m'impressionne pas, lequel m'impressionnera ?
Elle trouve enfin la sonate qu'elle cherchait et la parcourt des yeux rapidement pour me mettre rapidement quelques indications. Je regarde ses doigts courir sur le papier, comme si elle jouait du piano. Magnifique. Elle me tend la feuille, me sortant de ma contemplation de ses doigts qui semblaient danser. Je range précieusement les feuilles noircies de notes dans ma pochette avant de m'éloigner d'elle pour faire le tour du piano et récupérer ma veste.
- Tu verras, ce n'est pas extrêmement compliqué. Je pense qu'elle est du même niveau que celle que tu viens de jouer. Elle me sourit, encore une fois. Et encore une fois, je fais semblant et souris à mon tour.
Je m'apprête à lui tourner le dos pour me diriger vers la porte quand elle m'apostrophe.
- Tu sais Bill, ce qui m'a touché dans ton interprétation tout à l'heure, c'est que je sentais la douleur de Chopin en t'écoutant. En fermant les yeux, je le sentais.
Je ne dis rien mal à l'aise. Nous nous regardons quelques instants sans rien dire. Je sais qu'elle attend que je me confis à elle, mais c'est peine perdue, je ne lui dirais rien. Je ne dirais rien à personne à part lui. Elle soupire.
- Tu dois être vraiment triste Bill pour que je le sente autant dans ta musique. Je ne dis rien, baissant une nouvelle fois les yeux.
- Peut être. Je murmure.
- A ce soir. Dit-elle pour couper cours au malaise qui s'insinue en moi. Je l'en remercie silencieusement, tentant de le lui dire par mon regard. Elle hoche la tête et je me détourne pour enfin sortir de la salle du cours. Natalia donne un concert ce soir, c'est pour ça que nous allons nous revoir.
Je parcours les couloirs la tête baissée, réfléchissant à ce qu'elle m'a dit. Ma tristesse continuelle s'insinue-t-elle dans tout ce que je fais ? Même lorsque je joue, lorsque j'oublis, lorsque je me sens bien ?
L'air froid du dehors me surprend à cause de la nuit précédente. Nous sommes au mois d'avril et le temps est plus que changeant. J'avais l'impression d'être en plein été cette nuit. Et maintenant je supporte largement ma veste sur mon pull. Je coince ma pochette sous mon bras et sors mon paquet de Marlboro light pour m'allumer une cigarette. Ca me réchauffera un peu. J'ai décidé de marcher pour rentrer à la maison plutôt que de prendre le métro.
J'ai besoin de m'aérer après hier soir. Tom a réussi à me porter jusque dans notre lit alors que j'étais amorphe, ailleurs. Je n'ai pas eu mal à la tête ce matin, c'est déjà ça. Je n'ai pas vu Tom avant de partir, il était déjà en cours. Il n'a laissé aucun mot, n'a pas envoyé de sms. J'en déduis qu'il est fâché contre moi. Je ne peux pas lui en vouloir. Alors je laisse courir, je sais que ça ne durera pas. Je verrais ça tout à l'heure quand il rentrera. J'essaierais de faire des efforts, de paraître heureux. Ca lui fera plaisir.
Il n'est que quinze heures, j'ai le temps avant de rentrer à la maison. Je prends une rue perpendiculaire à celle où je me trouve pour me diriger vers le fleuve et marcher le long de son lit jusqu'à la maison. Je souffle une bouffée de fumée dans l'air. Je me sens plutôt bien aujourd'hui. Je n'ai pas mangé depuis six jours. Et je n'en ai toujours pas envie. J'ai encore vomi ce matin en me levant. A cause de ce que j'ai bu hier soir.
Je me retrouve au bord de l'eau et m'assois sur les marches de l'escalier qui lui sont adjacents. Mon regard se perd dans le bleu de l'eau alors que je pense à comment je vais devoir lui dire que je recommence à ne plus manger. Il va souffrir encore. Encore plus. Peut être qu'il va m'engueuler, hurler, casser une assiette. Ou pire : il ne va rien faire, faire comme si tout allait bien. Et faire semblant.
On apprend à mieux connaître Bill, le personnage central. Je pense que toute l'histoire sera vue de son point de vue. Sauf si je change d'avis, ce qui n'est pas exclu ! n__n
Comme dirait Estelle (note de moi : ma soeur) : "Mon petit Fluffy, il faut te faire de la pub !". Ouais j'sais mais j'ai un peu la flemme. Et puis les choses qui doivent arriver, finissent toujours par arriver. Dooooonc ... ^__^
Sur ce, Enjoy !!
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Mes doigts se reposent doucement sur le clavier, alors que je viens d'achever cette sonate. Je ferme les yeux et respire profondément avant de les ouvrir, ravalant les larmes qui menaçaient de s'épancher sur mes joues. Je relève la tête, passant une mèche de mes cheveux noirs derrière mon oreille pour voir Natalia, guetter une réaction sur son visage.
Elle est assise à côté de moi et fixe ma partition d'un air absent. Je sens qu'elle n'est pas tout à fait ici. Mais j'attends qu'elle revienne patiemment sans bouger. Au bout de quelques secondes, elle se tourne vers moi et tente de plonger son regard dans le mien. Ce que je ne veux pas, alors je baisse les yeux feignant de m'intéresser à mon jean.
- Bill, c'était ... magique. Me dit-elle en un murmure. Tu as joué exactement comme il fallait, notes, nuances, respirations. Tout était parfait.
Je lui souris timidement, véritablement flatté de son compliment. J'apporte beaucoup d'importance à son jugement. Natalia est une virtuose et le simple fait d'être son élève est déjà un honneur. J'ai la chance de pouvoir apprendre le piano avec elle. Elle pose sa main sur mon épaule pour que je la regarde. Je m'exécute même si je n'ai pas envie qu'elle lise en moi.
- Vraiment Bill, c'est très bien. C'est même plus que ça. Me dit-elle en un sourire. Je le lui rends et baisse les yeux, sentant le rouge me monter aux joues. Elle retire sa main de mon épaule puisqu'elle a senti la gêne que j'éprouve. Elle se lève et me fait signe que le cours est terminé. Je plie ma partition soigneusement, attendant qu'elle me sorte un nouveau morceau à travailler.
- Ca te dirait une autre sonate de Chopin ? Me demande-t-elle en étalant ses centaines de partitions sur le piano à queue noir.
- Oui, pourquoi pas ? Je réponds en venant me mettre à côté d'elle, m'accoudant sur le piano. C'est une chose que je n'aurais pas osé faire il y a encore quelques mois. Ce piano est tellement majestueux qu'il m'impressionnait. Il est magnifique. C'est celui qui était à l'opéra en même temps. Si celui-ci ne m'impressionne pas, lequel m'impressionnera ?
Elle trouve enfin la sonate qu'elle cherchait et la parcourt des yeux rapidement pour me mettre rapidement quelques indications. Je regarde ses doigts courir sur le papier, comme si elle jouait du piano. Magnifique. Elle me tend la feuille, me sortant de ma contemplation de ses doigts qui semblaient danser. Je range précieusement les feuilles noircies de notes dans ma pochette avant de m'éloigner d'elle pour faire le tour du piano et récupérer ma veste.
- Tu verras, ce n'est pas extrêmement compliqué. Je pense qu'elle est du même niveau que celle que tu viens de jouer. Elle me sourit, encore une fois. Et encore une fois, je fais semblant et souris à mon tour.
Je m'apprête à lui tourner le dos pour me diriger vers la porte quand elle m'apostrophe.
- Tu sais Bill, ce qui m'a touché dans ton interprétation tout à l'heure, c'est que je sentais la douleur de Chopin en t'écoutant. En fermant les yeux, je le sentais.
Je ne dis rien mal à l'aise. Nous nous regardons quelques instants sans rien dire. Je sais qu'elle attend que je me confis à elle, mais c'est peine perdue, je ne lui dirais rien. Je ne dirais rien à personne à part lui. Elle soupire.
- Tu dois être vraiment triste Bill pour que je le sente autant dans ta musique. Je ne dis rien, baissant une nouvelle fois les yeux.
- Peut être. Je murmure.
- A ce soir. Dit-elle pour couper cours au malaise qui s'insinue en moi. Je l'en remercie silencieusement, tentant de le lui dire par mon regard. Elle hoche la tête et je me détourne pour enfin sortir de la salle du cours. Natalia donne un concert ce soir, c'est pour ça que nous allons nous revoir.
Je parcours les couloirs la tête baissée, réfléchissant à ce qu'elle m'a dit. Ma tristesse continuelle s'insinue-t-elle dans tout ce que je fais ? Même lorsque je joue, lorsque j'oublis, lorsque je me sens bien ?
L'air froid du dehors me surprend à cause de la nuit précédente. Nous sommes au mois d'avril et le temps est plus que changeant. J'avais l'impression d'être en plein été cette nuit. Et maintenant je supporte largement ma veste sur mon pull. Je coince ma pochette sous mon bras et sors mon paquet de Marlboro light pour m'allumer une cigarette. Ca me réchauffera un peu. J'ai décidé de marcher pour rentrer à la maison plutôt que de prendre le métro.
J'ai besoin de m'aérer après hier soir. Tom a réussi à me porter jusque dans notre lit alors que j'étais amorphe, ailleurs. Je n'ai pas eu mal à la tête ce matin, c'est déjà ça. Je n'ai pas vu Tom avant de partir, il était déjà en cours. Il n'a laissé aucun mot, n'a pas envoyé de sms. J'en déduis qu'il est fâché contre moi. Je ne peux pas lui en vouloir. Alors je laisse courir, je sais que ça ne durera pas. Je verrais ça tout à l'heure quand il rentrera. J'essaierais de faire des efforts, de paraître heureux. Ca lui fera plaisir.
Il n'est que quinze heures, j'ai le temps avant de rentrer à la maison. Je prends une rue perpendiculaire à celle où je me trouve pour me diriger vers le fleuve et marcher le long de son lit jusqu'à la maison. Je souffle une bouffée de fumée dans l'air. Je me sens plutôt bien aujourd'hui. Je n'ai pas mangé depuis six jours. Et je n'en ai toujours pas envie. J'ai encore vomi ce matin en me levant. A cause de ce que j'ai bu hier soir.
Je me retrouve au bord de l'eau et m'assois sur les marches de l'escalier qui lui sont adjacents. Mon regard se perd dans le bleu de l'eau alors que je pense à comment je vais devoir lui dire que je recommence à ne plus manger. Il va souffrir encore. Encore plus. Peut être qu'il va m'engueuler, hurler, casser une assiette. Ou pire : il ne va rien faire, faire comme si tout allait bien. Et faire semblant.
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On apprend à mieux connaître Bill, le personnage central. Je pense que toute l'histoire sera vue de son point de vue. Sauf si je change d'avis, ce qui n'est pas exclu ! n__n
