Coucou !
Mes lectrices se comptent sur les doigts d'une main, mais ce sont les meilleures ! *___*
Une petite suite, pas vraiment longue, mais j'aime bien ce chapitre.
J'espère enfin réussir à finir le chapitre sur lequel je suis. -___-"
Si tu passes par là, un grand merci à Lucy <3
Je suis au troisième mouvement, juste en déchiffrage. Je trouve la sonate plus dure que la précédente. J'inscris un dièse sur la feuille pour m'en souvenir puis je reprends le troisième mouvement avant d'enchaîner sur le quatrième. Je me sens tellement bien, loin de tout, dans un espace hermétique, juste la musique et moi. Mes doigts se posent doucement sur le clavier une dernière fois, pour le dernier accord. Je savoure cet instant, l'instant où tout finit. L'instant lors duquel la musique meurt, lorsqu'elle s'éteint et que le silence prend sa place. J'aime cet instant tellement court, difficile à saisir. Mais lorsqu'il est terminé, tout recommence. Je laisse mes doigts s'affaisser sur les touches, et ferme mes yeux pour retenir toutes ses larmes qui ne demandent qu'à sortir. Je les rouvre en sentant plus qu'en entendant une présence. Tom se tient dans l'embrasure de la porte et me sourit. Heureusement, mes yeux sont secs et je suis resté impassible.
- C'était beau. Me dit-il simplement en entrant dans la pièce.
- C'était juste un déchiffrage. Je réponds en haussant les épaules alors qu'il s'assoit à côté de moi sur mon siège. Je me décale un peu pour lui laisser de la place.
- Ben j'imagine pas ce que ce sera quand ce sera travailler. Me dit-il en passant doucement ses doigts sur mon visage, me faisant frissonner. Il s'approche de moi et joint nos lèvres dans un baiser chaste. Puis il m'embrasse sur la joue et il se recule quelque peu pour regarder mon visage. Je lui souris. Je ne me force qu'un peu, je suis réellement heureux. Son visage se fend à son tour d'un large sourire. Il a senti que j'étais sincère. Il glisse ses doigts dans les miens et pose à nouveau ses lèvres sur ma joue, les faisant courir jusque dans mon cou. Il resserre l'étreinte de ses doigts sur les miens. Ses lèvres se pressent plus rapidement et plus profondément dans ma peau. Je sais ce qu'il veut. Je sais qu'il a envie de moi. Mais moi non. Je ne peux pas. J'arrive à me forcer à beaucoup de choses. Mais ça, non je ne peux pas. Je ne veux pas.
- Tom. Je dis en me raidissant. S'il te plaît, non. Il se stoppe instantanément, relève la tête et plonge son regard dans le mien. Je réussis à soutenir son regard difficilement.
- Tu ne veux pas ? Me demande-t-il alors que toute trace de sourire a disparu de son visage. Il me regarde durement. Je sais que je le déçois. Encore. Je secoue la tête pour répondre, timidement. Il soupire et retire sa main de la mienne.
- D'accord. Me répond-il. Il n'ajoute rien et se lève. Je n'ose pas relever les yeux, je n'ose pas le regarder de peur de lire de la colère dans ses yeux. Je reste quelques secondes à attendre, mais ce que je vois de ses jambes à travers mes cheveux m'informe qu'il n'a pas bougé et qu'il attend que je réussisse à le regarder.
- Je suis désolé. Je dis juste alors qu'une larme solitaire roule sur ma joue. Elle tombe sur ma main et je frotte nerveusement ma peau mouillée pour effacer cette trace de mal être. Je ne relève toujours pas les yeux, attendant qu'il dise quelque chose.
- J'espère que tu es désolé. Dit-il simplement d'un ton glacial. Je suis tellement surpris que je redresse la tête instantanément.
- Quoi ? Je demande en tentant de ravaler mes sanglots.
- J'ai dit que j'espérais que tu étais désolé. Je sens dans son regard qu'il est énervé contre moi, que c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Je continue de le fixer, sans vraiment le voir, attendant qu'il m'explique. Même si j'ai déjà deviné pourquoi je l'énervais. Parce que je suis moi tout simplement. Parce que je suis triste, mal, rempli d'idées noires et de larmes.
- Bill, tu te souviens de la dernière fois que nous avons fait l'amour ? Me demande-t-il d'une voix dans laquelle perce largement la colère. Je secoue la tête, le regard toujours dans le vide, incapable de placer mes yeux sur lui parce que je sais qu'il va crier, qu'il va s'énerver contre moi. Et qu'il n'y a rien que je déteste plus. Je voudrais avoir réussi à me forcer à le laisser me toucher. Ou disparaître. Aucune des deux solutions n'est envisageable. Alors j'attends. J'attends que les nuages éclatent et que sa colère me tombe dessus.
- Et bien moi je m'en souviens. Ca fait plus d'un mois. Un silence s'installe de nouveau. Je digère ses paroles. Ca fait mal. Je me rends compte que je n'arrive plus à ce que Tom me touche depuis un mois. Je ne pensais pas aller aussi mal. Je me mens continuellement, à me dire que je peux réussir à aller bien. Mais c'est faux.
- Bill. Je sais que tu ne fais pas exprès de me repousser. Mais j'en ai besoin. Je n'en peux plus. Me dit-il en se calmant, sa voix retrouvant presque son ton habituel. Je me force à sortir de ma torpeur dans laquelle je me suis plongé seul, encore.
- Je sais. Je réponds en réussissant à soutenir son regard. Je suis désolé. Je ne sais pas quoi dire d'autre. Je sais que ce n'est pas assez, mais je ne sais pas si je peux dire plus.
- Je t'aime Bill. Me dit-il en réponse. J'irais pas voir ailleurs tu le sais. Et je suis près à attendre, je te l'ai déjà dit. Mais là ça commence à faire long. Je ne dis rien tentant de décrypter son regard. Je sais qu'il est sincère, je ne sais pas ce que j'y cherche. Je me lève et m'approche de lui. Je m'arrête à quelques centimètres de lui, laissant un espace entre nous deux.
- Je t'aime aussi Tom. Et je te fais confiance, tu n'as pas besoin de me le dire, je le sais déjà. Tom me sourit et m'attire contre lui. Je passe mes bras autour de son cou et le serre contre moi, m'empêchant de pleurer. Je ne pleurerais pas maintenant. Tom est heureux et je ne peux pas gâcher son bonheur, je n'en ai pas le droit. Nous desserrons notre étreinte quelques minutes plus tard. Nous nous regardons de longues minutes, le sourire aux lèvres. Je sais qu'il veut que je l'embrasse. J'approche mes lèvres des siennes et y dépose un rapide baiser.
- Merci. Me dit-il en rougissant. Je lui souris sans rien dire. Son téléphone sonne et il s'éloigne pour aller répondre. Je reste là, debout me demandant comment je vais faire pour me dégivrer. Peut être qu'un peu d'alcool m'y aiderait ? Mes yeux glissent sur le placard dans lequel sont rangées les bouteilles. Cependant je ne bouge pas, j'en suis incapable alors que Tom est dans le couloir à côté. Je n'écoute pas sa voix, réfléchissant. Je ne peux pas boire, je vais au concert de Natalia. Tom revient dans la pièce. Il me regarde, étonné de me voir au même endroit qu'il m'a laissé. Mais il se reprend vite.
- Je peux pas venir ce soir, j'ai trop de travail. Je suis désolé. Me dit-il sincèrement. Tom est en médecine et il passe son temps à travailler. Et moi à jouer du piano.
- C'est pas grave. Je réponds en bougeant enfin, m'asseyant devant mon piano pour le refermer. Quand Tom travaille, je ne joue pas pour ne pas le déranger, je passe mon temps à faire autre chose.
- Maxxie vient ce soir pour bosser avec moi. Me dit-il. Il dépose un baiser sur mon front et sort de la pièce pour s'enfermer dans la pièce qui fait office de bureau. Il n'en ressortira que pour manger. Comme tous les soirs. Je range mon piano et vais m'allonger sur notre lit, fatigué.
Je n'ai pas mangé depuis six jours, c'est normal que je sois fatigué. Je n'en ai toujours pas parlé à Tom. Et je ne sais pas comment je vais faire. Je mets mon réveil à sonner pour me lever pour préparer à manger et je m'allonge, serrant l'oreiller de Tom contre moi, pour sentir son odeur. Je me sens tout de suite mieux et en même temps, je me souviens de ce que Tom m'a dit. Je ne l'ai pas autorisé à me toucher depuis un mois.
J'ai mal en me rendant compte à quel point je l'éloigne de moi et depuis combien de temps je vais si mal. Et là je craque, je m'effondre. Je laisse couler mes larmes, enfin. J'enfonce mon visage dans l'oreiller pour que Tom ne m'entende pas. Et je pleure. Doucement, silencieusement. Et lorsque mes yeux daignent enfin sécher, je m'endors, m'évadant ainsi pour une heure.
Alooooors ? C'est comment ? J'vous cache pas que ça va être un peu comme ça au départ ...
Bisous
Mes lectrices se comptent sur les doigts d'une main, mais ce sont les meilleures ! *___*
Une petite suite, pas vraiment longue, mais j'aime bien ce chapitre.
J'espère enfin réussir à finir le chapitre sur lequel je suis. -___-"
Si tu passes par là, un grand merci à Lucy <3
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Je suis au troisième mouvement, juste en déchiffrage. Je trouve la sonate plus dure que la précédente. J'inscris un dièse sur la feuille pour m'en souvenir puis je reprends le troisième mouvement avant d'enchaîner sur le quatrième. Je me sens tellement bien, loin de tout, dans un espace hermétique, juste la musique et moi. Mes doigts se posent doucement sur le clavier une dernière fois, pour le dernier accord. Je savoure cet instant, l'instant où tout finit. L'instant lors duquel la musique meurt, lorsqu'elle s'éteint et que le silence prend sa place. J'aime cet instant tellement court, difficile à saisir. Mais lorsqu'il est terminé, tout recommence. Je laisse mes doigts s'affaisser sur les touches, et ferme mes yeux pour retenir toutes ses larmes qui ne demandent qu'à sortir. Je les rouvre en sentant plus qu'en entendant une présence. Tom se tient dans l'embrasure de la porte et me sourit. Heureusement, mes yeux sont secs et je suis resté impassible.
- C'était beau. Me dit-il simplement en entrant dans la pièce.
- C'était juste un déchiffrage. Je réponds en haussant les épaules alors qu'il s'assoit à côté de moi sur mon siège. Je me décale un peu pour lui laisser de la place.
- Ben j'imagine pas ce que ce sera quand ce sera travailler. Me dit-il en passant doucement ses doigts sur mon visage, me faisant frissonner. Il s'approche de moi et joint nos lèvres dans un baiser chaste. Puis il m'embrasse sur la joue et il se recule quelque peu pour regarder mon visage. Je lui souris. Je ne me force qu'un peu, je suis réellement heureux. Son visage se fend à son tour d'un large sourire. Il a senti que j'étais sincère. Il glisse ses doigts dans les miens et pose à nouveau ses lèvres sur ma joue, les faisant courir jusque dans mon cou. Il resserre l'étreinte de ses doigts sur les miens. Ses lèvres se pressent plus rapidement et plus profondément dans ma peau. Je sais ce qu'il veut. Je sais qu'il a envie de moi. Mais moi non. Je ne peux pas. J'arrive à me forcer à beaucoup de choses. Mais ça, non je ne peux pas. Je ne veux pas.
- Tom. Je dis en me raidissant. S'il te plaît, non. Il se stoppe instantanément, relève la tête et plonge son regard dans le mien. Je réussis à soutenir son regard difficilement.
- Tu ne veux pas ? Me demande-t-il alors que toute trace de sourire a disparu de son visage. Il me regarde durement. Je sais que je le déçois. Encore. Je secoue la tête pour répondre, timidement. Il soupire et retire sa main de la mienne.
- D'accord. Me répond-il. Il n'ajoute rien et se lève. Je n'ose pas relever les yeux, je n'ose pas le regarder de peur de lire de la colère dans ses yeux. Je reste quelques secondes à attendre, mais ce que je vois de ses jambes à travers mes cheveux m'informe qu'il n'a pas bougé et qu'il attend que je réussisse à le regarder.
- Je suis désolé. Je dis juste alors qu'une larme solitaire roule sur ma joue. Elle tombe sur ma main et je frotte nerveusement ma peau mouillée pour effacer cette trace de mal être. Je ne relève toujours pas les yeux, attendant qu'il dise quelque chose.
- J'espère que tu es désolé. Dit-il simplement d'un ton glacial. Je suis tellement surpris que je redresse la tête instantanément.
- Quoi ? Je demande en tentant de ravaler mes sanglots.
- J'ai dit que j'espérais que tu étais désolé. Je sens dans son regard qu'il est énervé contre moi, que c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Je continue de le fixer, sans vraiment le voir, attendant qu'il m'explique. Même si j'ai déjà deviné pourquoi je l'énervais. Parce que je suis moi tout simplement. Parce que je suis triste, mal, rempli d'idées noires et de larmes.
- Bill, tu te souviens de la dernière fois que nous avons fait l'amour ? Me demande-t-il d'une voix dans laquelle perce largement la colère. Je secoue la tête, le regard toujours dans le vide, incapable de placer mes yeux sur lui parce que je sais qu'il va crier, qu'il va s'énerver contre moi. Et qu'il n'y a rien que je déteste plus. Je voudrais avoir réussi à me forcer à le laisser me toucher. Ou disparaître. Aucune des deux solutions n'est envisageable. Alors j'attends. J'attends que les nuages éclatent et que sa colère me tombe dessus.
- Et bien moi je m'en souviens. Ca fait plus d'un mois. Un silence s'installe de nouveau. Je digère ses paroles. Ca fait mal. Je me rends compte que je n'arrive plus à ce que Tom me touche depuis un mois. Je ne pensais pas aller aussi mal. Je me mens continuellement, à me dire que je peux réussir à aller bien. Mais c'est faux.
- Bill. Je sais que tu ne fais pas exprès de me repousser. Mais j'en ai besoin. Je n'en peux plus. Me dit-il en se calmant, sa voix retrouvant presque son ton habituel. Je me force à sortir de ma torpeur dans laquelle je me suis plongé seul, encore.
- Je sais. Je réponds en réussissant à soutenir son regard. Je suis désolé. Je ne sais pas quoi dire d'autre. Je sais que ce n'est pas assez, mais je ne sais pas si je peux dire plus.
- Je t'aime Bill. Me dit-il en réponse. J'irais pas voir ailleurs tu le sais. Et je suis près à attendre, je te l'ai déjà dit. Mais là ça commence à faire long. Je ne dis rien tentant de décrypter son regard. Je sais qu'il est sincère, je ne sais pas ce que j'y cherche. Je me lève et m'approche de lui. Je m'arrête à quelques centimètres de lui, laissant un espace entre nous deux.
- Je t'aime aussi Tom. Et je te fais confiance, tu n'as pas besoin de me le dire, je le sais déjà. Tom me sourit et m'attire contre lui. Je passe mes bras autour de son cou et le serre contre moi, m'empêchant de pleurer. Je ne pleurerais pas maintenant. Tom est heureux et je ne peux pas gâcher son bonheur, je n'en ai pas le droit. Nous desserrons notre étreinte quelques minutes plus tard. Nous nous regardons de longues minutes, le sourire aux lèvres. Je sais qu'il veut que je l'embrasse. J'approche mes lèvres des siennes et y dépose un rapide baiser.
- Merci. Me dit-il en rougissant. Je lui souris sans rien dire. Son téléphone sonne et il s'éloigne pour aller répondre. Je reste là, debout me demandant comment je vais faire pour me dégivrer. Peut être qu'un peu d'alcool m'y aiderait ? Mes yeux glissent sur le placard dans lequel sont rangées les bouteilles. Cependant je ne bouge pas, j'en suis incapable alors que Tom est dans le couloir à côté. Je n'écoute pas sa voix, réfléchissant. Je ne peux pas boire, je vais au concert de Natalia. Tom revient dans la pièce. Il me regarde, étonné de me voir au même endroit qu'il m'a laissé. Mais il se reprend vite.
- Je peux pas venir ce soir, j'ai trop de travail. Je suis désolé. Me dit-il sincèrement. Tom est en médecine et il passe son temps à travailler. Et moi à jouer du piano.
- C'est pas grave. Je réponds en bougeant enfin, m'asseyant devant mon piano pour le refermer. Quand Tom travaille, je ne joue pas pour ne pas le déranger, je passe mon temps à faire autre chose.
- Maxxie vient ce soir pour bosser avec moi. Me dit-il. Il dépose un baiser sur mon front et sort de la pièce pour s'enfermer dans la pièce qui fait office de bureau. Il n'en ressortira que pour manger. Comme tous les soirs. Je range mon piano et vais m'allonger sur notre lit, fatigué.
Je n'ai pas mangé depuis six jours, c'est normal que je sois fatigué. Je n'en ai toujours pas parlé à Tom. Et je ne sais pas comment je vais faire. Je mets mon réveil à sonner pour me lever pour préparer à manger et je m'allonge, serrant l'oreiller de Tom contre moi, pour sentir son odeur. Je me sens tout de suite mieux et en même temps, je me souviens de ce que Tom m'a dit. Je ne l'ai pas autorisé à me toucher depuis un mois.
J'ai mal en me rendant compte à quel point je l'éloigne de moi et depuis combien de temps je vais si mal. Et là je craque, je m'effondre. Je laisse couler mes larmes, enfin. J'enfonce mon visage dans l'oreiller pour que Tom ne m'entende pas. Et je pleure. Doucement, silencieusement. Et lorsque mes yeux daignent enfin sécher, je m'endors, m'évadant ainsi pour une heure.
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Alooooors ? C'est comment ? J'vous cache pas que ça va être un peu comme ça au départ ...
Bisous